[« Atasanté » mentale : bien-être et industrie musicale avec Shkyd]

Django, Damso, Le Juiice, Dinos, PNL, Orelsan mais aussi Yseult, Stromae, Gringe ou encore la chanteuse Pomme… Nombreux et nombreuses sont les artistes à s’être exprimé.e.s sur le la violence de l’industrie musicale. Plus de cinq ans après la parution de son article sur le sujet (ICI), nous avons échangé avec Shkyd pour faire un état des lieux. 

Il nous fait rêver, danser, pleurer. il nous accompagne dans nos soirées endiablées, nos bads post-rupture, nos dimanches en pyjama ou nos lundis matins sur le chemin du taff.
Le rap, et plus généralement la musique (qui n’a jamais surmonté un cœur brisé avec “La chenille qui démarre”?) rythme la vie de bien d’entre nous et soigne à sa façon nos maux du quotidien.
Mais tandis qu’il a des vertus thérapeutiques pour son public, nous oublions parfois de considérer le bien-être de ses principales et principaux protagonistes: les artistes.
Des exigences de productivité effrénée, des frontières vie publique / privée brouillées, des rémunérations médiocres via le streaming, des médias toujours plus envahissants, des entourages professionnels peu ou mal formés, des difficultés à atteindre l’intermittence et une visibilité claire hors de portée pour faire de l’art son métier … nombreuses sont les difficultés auxquelles se heurtent les rappeurs.euses. À cela s’ajoutent aussi les violences sexuelles et sexistes omniprésentes, auxquelles sont confrontées les artistes féminines et le manque de représentations des minorités sexuelles et de genres. Des éléments qui peuvent peser lourdement sur la “santé mentale” des artistes…

Les lignes bougent, certes, la parole se libère, les voix se lèvent, mais dans quelle mesure ? Y-a-t-il de vrais changements ?

Cinq ans après la sortie de son article « La santé mentale : succès dans le rap américain, silence dans le rap français », nous avons échangé avec Shkyd, producteur, éditeur, journaliste, membre du collectif CURA, dédié au bien être des artistes et professionnel.le.s de la musique (liste non exhaustive) pour faire un point sur la situation.
S’il n’est pas spécialiste de la question (comme il tient à le rappeler), son expérience au sein de CURA et son parcours professionnel lui ont permis de se construire une opinion forte sur la thématique.

Spoiler 1 : ma naïveté a été mise à rude épreuve. Spoiler 2 : Shkyd n’aime pas le capitalisme.  Spoiler 3 : il a raison, le capitalisme, c’est nul.

Crédits : Chama Chereau

Vous trouverez en complément de cet article un glossaire renvoyant à des établissements, associations au service du bien être des artistes et professionnel.l.es de l’industrie musicale et diverses ressources.

La santé mentale, c’est quoi ?

Parler de “santé mentale”, c’est compliqué. On voit ce que c’est, un peu. On l’utilise ici et là. On le lit dans tel média, l’entend dans tel documentaire. À tel point qu’on ne sait plus trop ce que cela signifie vraiment. Cet aspect, Shkyd nous l’a rappelé très vite. Au départ, il souhaitait trouver l’équivalent français pour “mental health” mais s’est trouvé face à un véritable combat sémantique :

“Le terme en soi, il manque de définition, il manque de nuance (…) La santé mentale, je pense que c’est un mélange sacrément flou, on ne comprend pas trop ce que ça veut dire, ça peut être un peu terrifiant.
Ça veut dire que les gens ils sont fous, ils vont pas bien, ils sont malades, ils vont voir des psy.(…) Dans le secteur créatif, je pense que c’est effectivement un amas de situations qui peuvent affecter la manière dont tu te sens et si on tire au bout, sans doute, ta santé mentale.” 

Tout comme le collectif CURA, il valorise plutôt désormais le terme “bien-être”, plus nuancé et le “prendre soin” : « Prendre soin des artistes, prendre soin de ses collaboratrices-collaborateurs, des gens avec qui on travaille, juste être gentil avec les autres”.
Des termes plus doux, mais moins vendeurs d’un point de vue médiatique.

“Dépression”, “santé mentale”, “autodestruction” … “C’est ça qui fait cliquer” constate Shkyd, d’où un discours parfois alarmiste et dramatique, propice au mélange des termes. Si l’on plaide coupable concernant le titre accrocheur, les mots de cet article sont bien choisis et pesés.

Industrie de la musique et bien-être, quel constat ? 

Une fois l’enjeu identifié et défini, une deuxième question se pose.
Quelles sont les raisons clefs qui expliquent la mise à mal du bien être des artistes ? Amatrices et amateurs de musique, vous penserez peut-être pêle-mêle, au streaming, aux exigences du lives, aux réseaux sociaux.
Et vous auriez raison. Plus globalement, Shkyd explique :

« Ça se résume assez basiquement aux conditions de travail.
Je pense qu’on a raté un moment de mise à jour, qu’industriellement, on a réussi à faire. (…) Grâce au streaming, on peut être effectivement plus productifs pour atteindre l’ensemble du monde, avec des opportunités internationales constantes.
Sans qu’on l’ait réalisé, on est passé d’un rythme de travail qui pouvait être relativement normal, où on pouvait dormir, à un rythme de travail qui est 24h/24h.
Et en réalité, c’est ça le rythme de travail des gens dont le métier est lié à internet.”

L’envie de réussir, de saisir toutes les opportunités, à n’importe quel moment.
Si techniquement, le virage a été pris avec succès, humainement, le processus est bien plus compliqué.
Nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui ne parviennent pas à s’adapter à ce rythme effréné. De plus, les artistes ne sont plus seulement en concurrence entre eux uniquement.
L’essor du rôle des créateurs de contenus notamment a été souligné par Shkyd en citant l’exemple de la ZZCCMXTP :

“Les moyens de compréhension et de formation n’ont pas été assez élevés, donc on est de plus en plus seul face à un monde gigantesque, face à soi”.

Khali – Le monde est à toi

A cette disponibilité permanente, s’ajoute des exigences professionnelles toujours plus nombreuses, les artistes faisant souvent plusieurs métiers à la fois.

“Fournir un contenu de qualité constamment tout en étant disponible pour ses fans sur les réseaux sociaux, dans la vraie vie, tout en étant disponible au cours de tournée, tout en étant capable de bien gérer un aspect professionnel qui implique d’avoir des partenaires”. Un vrai casse-tête.
D’autant plus pour les femmes et minorités de genre qui subissent violences et discriminations, aspect qui mériterait amplement un article à part entière tant sont nombreux les blocages qui subsistent à ce jour. 

Le rap, un cas à part ?

Les mauvais sentiments qui sont émergés
J’m’enferme dans l’auto-tune dans ma DMV
Pour moi être d’bonne humeur c’est une mission
J’me sent mal, mal, mal, mal, mal

Rounhaa – WISH I WAS SPECIAL

Et le rap dans tout ça ? Lorsque je l’ai interrogé sur la musique la plus streamée en France, Shkyd a affirmé qu’il est le genre musical avec “ [les] logiques de productivité les plus élevées, avec des consommateurs les plus habitués à ça et les moins faciles à satisfaire.”

Des sorties tous les vendredis, une scène très concurrentielle, des places difficiles à obtenir, une certaine exclusion des sphères culturelles légitimes : la scène rap est confrontée à problématiques bien particulières et ses artistes peuvent en pâtir lourdement.

Une des rencontres rêvées de Shkyd ? Le rappeur JUL :

“J’ai une grande curiosité d’échanger un jour avec [lui]. A la fois, je suis sûr qu’il est heureux de faire ce qu’il fait (…), et à la fois je pense à tout ce temps qu’il a dépensé pour faire de la musique (…). Et je me dis waouh, est ce qu’on est obligé de se sacrifier à ce point et être un numéro 1”. 

L’industrie du rap est donc difficile à appréhender.
En 2017, Shkyd évoquait notamment le virilisme exacerbé et l’ancrage des codes du rap excluant toute une partie de la population, et rendant impossible la libération de la parole sur certains sujets, dont le bien-être.
Il déplorait alors que “La (…) vague de spleen à l’auto-tune [n’avait] fait que baigner la peine dans des vagues brumeuses, sans oser entrer dans les détails du mal-être”.

Plein d’enthousiasme, quoiqu’ayant dores et déjà pris conscience du cynisme de notre interlocuteur (instigateur de l’intitulé de la conférence sur la santé mentale au MaMA festival “Comment augmenter le nombre de dépressions dans la musique?”, c’est dire), nous l’avons interrogé sur les nouveaux courants qui irriguent le rap d’aujourd’hui et ce qui me semble être une libération de la parole sur le mal-être, un éloignement des figures codifiées du rap…

Après avoir repris les exemples de JUL et PNL, nous évoquons Laylow, la scène hyperpop, Khali, Rounhaa, Luther, et la force de cette parole plus libre pour les artistes comme pour le public.
Avant même la fin de la question (longue il est vrai), le retour est sans appel.
C’est un grand non : “Non non. Ils arrivent seulement à mieux faire comme les américains, et à cibler des consommateurs.”

J’aurais dû m’en douter puisqu’en 2017, son article évoquait déjà le potentiel commercial du malheur et de la musique triste. Un avis qu’il partage toujours aujourd’hui, aux Etats-Unis comme en France. Outre Atlantique, la tendance a commencé bien plus tôt, d’où un intérêt plus précoce à la question de “mental health” :

“Si je suis cynique, je pense qu’il y a un lien avec le commerce, la monétisation de la tristesse, qui était peut être plus évident à faire pour eux, (…) les consommateurs en tous cas sont très sensibles aux émotions fortes, donc je pense qu’on peut plus simplement vendre un produit autour du mal-être de la dépression.”

Pour lui, le combat est le même aujourd’hui dans l’hexagone. Il s’agirait donc simplement d’une offre qui répondrait à une demande ? 

“Ouais je pense”, avant d’avancer, prenant l’exemple d’un artiste particulièrement suivi actuellement, que nous appellerons ici Bob (sacré lui) à des fins d’anonymat :

“C’est super, s’il y a des gens qui se retrouvent dans l’univers de [Bob] et il est super et il fait de la musique super. Après, je pense qu’ils ont juste envie de vendre des pulls (…) à des gens qui sont tristes parce que leur crush ne leur a pas répondu sur Instagram. »

Nous nous sommes senti.e.s très concerné.e.s, mais sans rien laisser paraitre (*Benji répond stp c pas cool :$*).
Cette critique, notre interlocuteur la complète rapidement par une analyse économique. Le streaming ne créant pas suffisamment de richesses malgré sa présence hégémonique, les artistes ont du mal à se maintenir et c’est seulement grâce à des démarches annexes, comme le merchandising qu’ils peuvent continuer de créer tout en subvenant à leurs besoins : 

“Y a un truc qu’on a raté là.”

Les pulls (“j’insiste là-dessus”) et plus globalement le merch, les sponsos, les streams, les collaborations avec les marques, les singles formats radios, les Tiktok sont autant de symptômes d’un système dysfonctionnel.

Et si le problème, c’était les logiques économiques de l’industrie musicale ? Est-ce qu’on peut prendre soin des artistes dans le système musical capitaliste tel qu’il est maintenant,  ou est-ce que les logiques économiques de profit, rendent la démarche impossible ?

“C’est une très bonne question, c’est la question philosophique qui me travaille actuellement. Je sais pas pourquoi on résiste pas plus, les artistes particulièrement parce que le chemin dans lequel on s’inscrit est quand même particulièrement difficile.”

D’autant que, comme le rappelle notre interviewé, l’industrie musicale n’a cessé de s’enrichir ces dernières années. Ce ne sont pas les moyens qui manquent, mais ils semblent retenus hors de portée des artistes. 

Mobiliser les artistes, une issue possible

Et pour détruire le système, on fait quoi ?
Pas découragée pour un sou, j’évoque les prises de parole qui se sont multipliées ces dernières années dans l’industrie musicale : Pomme, Gringe, Stromae, Django

“Aucun intérêt”. Car ces prises de paroles manquent cruellement d’implication politique selon lui : 

“Leur rôle, c’est en parler en interview, puis disparaître. Il faudrait plutôt qu’ils relaient les choses quand elles sont positives. (…) Après je comprends, c’est difficile à porter sur les épaules, mais en fait ces artistes là, ils ne sont pas là quand y a vraiment des combats à mener au delà de leur propre personne.” 

Parler c’est bien, agir c’est mieux, donc.
Souvent selon lui, le manque de connaissances techniques de certains sujets empêcherait les artistes de prendre la parole.
« Ils ne savent pas de quoi ils parlent, en fait. Ce ne sont pas des sujets qu’ils maîtrisent et c’est normal” d’autant qu’“ils ont peur que ça leur retombe dessus”. Et cela bloque les prises de parole communes pour déclencher de véritables changements.

La différence avec les Etats-Unis – encore eux – est majeure ici.
Les artistes y prennent plus facilement position et créent des systèmes vertueux.

À plusieurs reprises, Shkyd a ainsi évoqué la rappeuse Megan The Stallion qui a créé un site web dédié à la question de la « mental health », Bad Bitches have bad days too (un intitulé au combien accurate, parole de bad bitch).

Source : Bad Bitch Have Bad Days Too par Megan The Stallion

En France, le processus semble plus compliqué à mener, la libération de la parole n’étant pas forcément suivie d’actes, ou ne serait-ce que de relais vers des collectifs ou associations : 

“Ce n’est pas avec Gringe qui dit “Ah ouais j’étais triste” que ça va changer (…)
Tous les autres gens qui sont en capacité de le faire et surtout qui ont les moyens financiers de le faire et ne le font pas. J’avoue que ça me laisse un peu…
Je trouve que c’est un peu facile de faire une interview, alors qu’il y a des initiatives à mener. Au-delà de CURA hein, je ne demande pas à Gringe de me faire un chèque. Nous ce qu’on veut faire, c’est avoir une voix suffisante (…) pour légiférer (…) et initier des changements profonds, pour ça je pense qu’il suffit de cinq artistes et c’est fait. On peut passer à autre chose après”. 

Des voies d’amélioration

S’il constate un certain égoïsme du côté des artistes (“en France on s’en fout que le prochain il galère”) et se déclare déçu quasi systématiquement lorsqu’un artiste aborde ce sujet, il souligne la mobilisation de certain.e.s actrices et acteurs.

Iels s’organisent à leur niveau en se fédérant dans des collectifs et associations.
CURA en est un mais il n’est pas le seul comme le rappelle mon interlocuteur : l’INSART, l’APSART, La Nouvelle Onde, Médecine des arts sont autant d’exemples à valoriser.

Côté institutionnel, les choses bougent également. Sur les violences sexistes et sexuelles particulièrement. Après la mobilisation de nombreux collectifs tels que #Musictoo, Change de Disque, DIVA et plus ponctuellement par des artistes elles-mêmes, la problématique des VSS est partie intégrante des réflexions.

Le nouveau protocole existant dans le cadre du Centre National de la Musique (ICI) est une exemple fort, puisqu’il a fait de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes un enjeu central de son exercice. En rendant automatique les formations de sensibilisation aux VSS pour les cheffes et chefs d’entreprise ou valorisant la parité dans les demandes de subventions, ce sont des changements vertueux qui sont mis en place ici.

Un automatisme que Shkyd aimerait voir bénéficier également aux questions de bien-être des artistes et professionnel.les de la musique :

“J’aurais plein de choses à dire sur ce sujet également. Ça force à avoir cette graine dans le cerveau et je pense que dans beaucoup de cas, il faut insister et forcer pour arriver à l’égalité, comme avec les VSS. Il faut réussir à dire aux gens “Non, il ne faut pas se comporter comme ça” pour que les violences et le harcèlement réellement se réduisent”. D’autant que sur cette autre forme de harcèlement au travail avec des horaires étendues à l’infini, chez les artistes c’est encore plus insidieux…”

Le CNM reste une institution moteur soucieuse de bien faire et qui multiplie les initiatives ces dernières années.
En plus d’avoir financé en partenariat avec Audiens, une enquête sur le bien-être dans la musique à l’initiative du collectif CURA (ICI), il proposera en février 2023 des formations sur les risques psycho-sociaux dans l’industrie musicale.

Les initiatives se multiplient : le Pôle Santé Bergère à Paris accueille un Centre de santé dédié aux professionnels de la culture, une ligne téléphonique a été établie afin d’accompagner les personnes souffrant de violences spécifiquement dans le secteur musical, le collectif Haute Fidélité, basé en Haute-France a établi une Charte en faveur de la préservation du bien-être des professionnel.les, une initiative que DIVA a également mise en place…
Difficile de faire le tour de toutes les démarches existantes dans un seul article, mais elles existent belles et bien. 

L’engagement : un processus à double tranchant

Mais, alors que le temps manque dores et déjà aux artistes, et qu’iels cumulent des métiers différents, comment s’engager ? 
Pour Shkyd, être artiste et s’engager un minimum sont des choses conciliables. Il prend l’exemple de la rappeuse nantaise Pumpkin qui a fondé l’association LA Club, dédiée aux rappeuses de la région :

“Pumpkin, elle continue sa carrière, elle fait tout un tas de concerts et de sorties et elle est dans cette logique de “je peux transmettre et partager”. Je ne sais pas à quel point ça lui prend plus de temps, mais je pense que ça fait partie de son approche artistique. ”

Une voie vers l’amélioration serait que les artistes se mobilisent pour créer des institutions qui leur ressemblent, car iels sont les plus à même de savoir quels sont les enjeux du secteur musical : 

“Après, je ne conseille pas profondément aux gens de se syndiquer ou de s’engager, car ça affecte la santé mentale aussi, de voir que les choses vont si lentement. Particulièrement à notre époque ! C’est un sujet similaire pour tout type d’activistes (…). C’est très éprouvant, et ce n’est pas le rôle des artistes de se ruiner la tête”.

Un dilemme de taille donc.

Le mot de la fin

Finalement, l’idée pour Shkyd serait de déclencher un cercle vertueux et de rapprocher le plan culturel du plan social.
“Je trouve ça dommage que la musique soit une réalité économique, plus que socio-culturelle. Il faut réussir à ne pas être que dans une course effrénée vers de l’argent à foison (qui n’est pas redistribué ou mal redistribué vers la création) et qu’il faut au contraire plus de chemins positifs, qui vont faire que, globalement les gens iront mieux avec des canaux de rémunérations qui sont meilleurs (…)
Peut-être qu’on paiera moins d’arrêts maladies, donc on rémunérera mieux les artistes pour qu’il puissent travailler tranquilles.”

Cette dimension Shkyd a beaucoup insisté dessus : “Parce que c’est là le point de départ, je pense. C’est en partant d’un meilleur équilibre économique qu’on va atteindre un équilibre de bien-être”. Il n’y a pas à dire, ça fait rêver.

Pour clôturer notre échange, j’ai demandé à Shkyd quel conseil il avait à donner aux artistes en devenir et c’est sur ces sages paroles que s’est achevé notre discussion : 

“J’encourage les gens à prendre du recul, et à aller à la vitesse qui est la leur, car la vitesse imposée par le système, elle n’est pas faite pour tout le monde. Il y a des gens, ils sont hyper forts et ils sont faits pour ça.
Tant mieux pour eux, mais il faut intégrer que tout le monde ne peut pas. Je pense qu’il faut accepter d’être en phase avec parfois sa propre lenteur, ses propres doutes, à partir du moment où ça nous met en phase avec notre désir le plus brûlant”.

En attendant et pour mieux prendre soin de vous, je vous invite à jeter un œil aux ressources en annexe parce qu’on a toutes et tous des fois besoin d’un coup de pouce. 

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