Home / Interviews / [Interview] Walter : « J’essaie de rebondir sur des rimes que l’auditeur n’attend pas. »
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[Interview] Walter : « J’essaie de rebondir sur des rimes que l’auditeur n’attend pas. »

Et tu t’inspires de tout ça ?
Directement, non. Je n’aime pas trop le fait de sortir des références dans les textes. Je trouve ça un peu trop prétentieux. Inconsciemment, il y a des rapprochements. Après dans mes textes, j’aime bien creuser des ambiances qui sont en rapport avec des films que j’ai vus ou des bouquins que j’ai lus. Je préfère les références indirectes, plus cachées. Le cynisme et la folie me parlent beaucoup. J’aime beaucoup Dupontel et Poelvoorde. C’est arrivé près d’chez vous est un gros classique. Il y aussi Les Monty Python et Dieudonné… Il y a plein de films qui ne sont pas forcément drôles, mais il y a plein de petites scènes qui le sont. Par exemple La Haine, c’est un film que j’ai beaucoup regardé. Il est assez pesant, mine de rien. Mais quand je le regarde, il y a plein de scènes de vie qui sont vraiment drôles et amusantes alors que tout se passe dans une ambiance lourde. Ça, j’aime bien dans la musique et le cinéma, quand tout se passe dans un univers pesant, mais qu’il y a de la légèreté dans les rapports entre les gens, l’humour noir, la musique…

Walter / Walter Morgan ? D’où vient ce pseudo ?
Walter Morgan, c’était pour rajouter un petit truc pour le projet Petits Meurtres entre amis. C’est une façon de décliner son identité. Même si Walter reste le nom qui revient en général. À l’époque où il y a eu Petits Meurtres, je regardais beaucoup Dexter. J’aimais bien commentle scénario était foutu. Du coup rajouter Morgan, c’était un délire. Sur la pochette, je suis avec un couteau, il y avait tout un délire de serial killer, j’aimais bien la psychologie de cette série. Les rappeurs, ont souvent des surnoms. Ghostface Killah, du Wu Tang aka Tony Starks. Il y a des mecs qui ont leur nom et ils se déclinent sur plusieurs façons. Walter Morgan, ça correspond à cette période. Aujourd’hui, je n’ai plus rien à faire avec ce nom, je trouve ça vraiment pourri. Le blaze Walter fait écho à plusieurs choses, le poids Welter (ndlr : catégorie de poids en boxe) et aussi le côté un peu british, Roger Moore m’a beaucoup inspiré. Beaucoup de personnages de films s’appellent Walter, comme le pote du Dude dans The Big Lebowski. C’est une identité qui est en perpétuelle évolution. Je comprends mieux pourquoi Walter aujourd’hui, plutôt qu’à l’époque où j’ai décidé de prendre ce nom.

Tu as organisé le concert Prends Ta Beigne, est-ce que c’est quelque chose qui t’a plu ? Tu aimerais organiser des scènes ?
J’aimerais bien refaire des concerts. Ce concert-là, je l’ai organisé parce que je n’avais pas fait beaucoup de concerts cette année. Je voulais faire un bon concert avec Ol’Kameez. J’ai eu un plan pour faire une date là-bas. Je voyais qu’il y a avait eu des concerts de PBM, Exodarap, À notre Tour y était passé aussi. Cet endroit est une bonne salle. Du coup, j’ai ramené Hugo Délire, BPM, Fixpen Sill, le 5 Majeur, Orus etc. Je voulais rassembler un petit groupe de gens dont je me sens proche humainement et artistiquement et créer une sorte d’énergie. Je leur ai proposé et ils ont tous accepté naturellement. Hugo Délire, ça fait pas mal de temps que je le croise à des concerts vers chez moi. Bien avant qu’il fasse sa première vidéo, je l’avais déjà capté. J’ai vraiment voulu rester entre potes mais des potes qui poussent ça assez haut. J’espère qu’il y aura d’autres événements, peut-être avec des gens que je connais moins. Pourquoi pas faire d’autres plateaux ?

Tu as été le seul invité sur la Grünt du 5 Majeur, tu te sens proche d’eux ?
C’était un peu du hasard, à la base, je ne devais pas poser. Kéroué a été un des premiers que j’ai rencontré avec Nek. Je me sens proche du 5 Majeur dans le sens où je soutiens. Je suis content de voir des mecs comme ça diffuser leurs sons, avoir un public, se défendre vraiment bien. On s’inscrit un peu dans la même génération. Donc on s’observe un peu, on se soutient, on se pousse les uns et les autres. On se critique aussi. On est dans un échange, un maximum de clarté dans la façon dont on voit la musique.

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One comment

  1. Yo! Il y a une petite erreur dans le 3ème paragraphe page 4 :

    « Je voyais qu’il y avait eu des concerts de PBM (…) » alors que c’est BPM.

    Merci pour l’article, une itw de plus de 30 lignes c’est plus si courant, surtout dans le rap !

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