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[Interview] 404Billy: « On kiffe, on sort, c’est tout. »

Fin août 2019, 404Billy était à l’affiche du festival Rock en Seine. A cette occasion, LREF a rencontré le rappeur de Villiers le Bel pour discuter de sa musique et ses prochains projets…

Fort du succès d’estime de son premier projet Hostile, de son second opus Process et de sa participation à la tournée Lithopédion de Damso, 404Billy n’est plus ce rookie inconnu qui avait piqué notre curiosité en 2017. En 2019, il s’apprête à sortir son troisième projet et il est l’affiche du grand festival parisien Rock En Seine.  Sur nos radars et dans nos oreilles depuis plusieurs années, c’est la première fois que nous le recontrons, nous avions donc plein de choses à nous dire…

 

Fayçal / @ladegaine_
Fayçal / @ladegaine_

Pour commencer, ravis de t’avoir avec nous aujourd’hui, ça fait longtemps que tu es sur nos radars, nous t’avions vu en live pour la première fois lors d’une des soirées HRZNS à Paris en 2017. Depuis, tu es passé par beaucoup d’autres salles de concert… Comment abordes-tu la scène ce soir ?

Tout est bien, je pense que ça va être cool. Maintenant, on a l’habitude de la scène, on a l’expérience. On a fait beaucoup de scène en peu de temps finalement, donc pas trop de stress. On est juste là pour kiffer et on va faire ça bien.

Ça fait quoi d’être programmé sur le festival Rock En Seine ?

Avant d’en faire, je ne connaissais pas trop les festivals. En général, ça ne m’intéressais pas trop. Après, j’ai vu l’affiche, je me suis renseigné et on m’a dit que c’était un festival réputé, ça m’a fait grave plaisir qu’on m’invite, même si ce n’est que pour une scène en « développement ». Ça me fait toujours plus d’expérience et ça me permet de tester l’aventure « festival ». J’aime ça !

C’est ton premier vrai festival ?

Ouai, c’est mon premier festival et j’attends de voir ce que ça va donner. Déjà, ça m’a fait grave plaisir, je me suis baladé un peu tout à l’heure et il y a plein de gens qui sont venus me voir et me dire qu’ils allaient passer ce soir.

Et être programmé sur un festival qui s’appelle ROCK En Seine, alors que tu fais du rap ?

J’appréhende un peu, c’est vrai, parce que c’est pas un festival rap et je me demande si les gens vont comprendre mon délire, tu vois ? Genre on est pas beaucoup de rappeurs à l’affiche et je me demande si les gens vont comprendre, s’ils vont piger mon univers, tout ça… Mais en fait, c’est une bonne expérience, ça permet de se forger le caractère et se frotter à tout type de public et moi, j’aime ça.

On avait lu une interview que tu avais donnée à nos collègues de l’ABCDR du Son (ICI), où tu disais que tu avais hâte de faire tes propres concerts pour voir les gens chanter tes textes. C’était le cas quand on t’as vu à la Boule Noire, il y a quelques mois, ça fait quoi alors ?

Ah bah y’a pas photo, c’est mieux. Il y a moins de stress, tu sens la présence du public, tu sais qu’il peut finir tes phrases, il y’a un vrai échange. C’est pas un public que tu dois conquérir, donc c’est plus facile, c’est chaud de ouf l’ambiance, je kiffe. Après je kiffe tous les exercices de la scène, que ce soit avec un public déjà acquis ou sur la tournée Lithopédion… Même avec les petites scènes de la tournée HRNZS par exemple, ça m’a plu de faire kiffer le public et qu’il découvre. Parce que tu vois tout de suite leurs réactions, quand ils entendent tes morceaux pour la première fois ou qu’ils réagissent à tes phases… C’est ouf, des fois quand il y a une phase qui les a percuté et qu’ils sont comme des oufs, c’est kiffant !

Est-ce que, toi, tu assumes toujours ton nom en 2019, vu les rappeurs qui regrettent et font évoluer leurs noms aujourd’hui… ?

Moi j’aime bien « Billy », j’assume, je veux le garder. Surtout que avec « 404 », ça reste grave en accord avec mon univers.
404, c’est un peu en rapport avec l‘informatique et là je suis sur un projet avec une couleur proche de l’univers de l’informatique, du digital, en tout cas dans les instrus et tout… Moi je kiffe, je vais l’garder fort.

 

Fayçal / @ladegaine_
Fayçal / @ladegaine_

Quand on suit ton activité, on voit que tu es super productif, tu sors des nouveaux sons super régulièrement… Est-ce qu’il y a une stratégie derrière ça ? C’est quand le prochain projet ?

Ah je peux rien révéler sur le prochain projet, seulement, ce sera avant 2020, et ensuite il y aura l’album… Mais c’est vrai que j’ai sorti trois projets en un an et demi, donc oui, on peut dire que je suis productif. Je suis encore dans une vibe où je dois prouver ma place : je ne suis pas « arrivé » encore, je n’ai pas un gros public, il me reste encore plein de trucs à faire. Donc, je ne vais pas me reposer sur mes lauriers, on charbonne à fond. Après le prochain projet, je vais me calmer un peu pour pouvoir tout donner et taffer l’album.

Balancer des sons avec tout un univers visuel, mais un peu sans ordre précis et au compte goutte comme tu le fais, c’est pas un peu contre-productif ?

C’est juste un kiff en fait, j’ai envie de montrer au public ce que je fais. Les sons comme ça, je les garde même pas pour mes projets, je me fais kiffer en studio en taffant et des fois j’ai envie d’envoyer des trucs au gens, juste pour le plaisir.
Moi je fais les trucs comme ça me plait. Les stratégies et tout, c’est pas trop moi ça, je suis pas du tout là dedans. Je veux kiffer et je veux faire kiffer les gens qui me suivent.

On a l’impression que sur Hostile, tu étais sur un vrai concept carré, mais que Process était un projet un peu plus hétéroclite, qui formait un panaché de tout ce que tu avais envie de dévoiler. Est-ce que pour le prochain projet tu es plus sur une idée d’évolution ou encore un concept super bien ficelé ?

Ce sera un concept bien plus ficelé et carré que Process, effectivement. Comme je l’ai dit, Process c’était un mélange de plusieurs trucs, un espèce de panel de ce que je sais faire. Sur le prochain projet, là aussi, il y’aura des trucs super différents, ce ne sera pas tout le temps la même chose, mais ce sera regroupé sous un concept précis, un peu comme Hostile. Il y aura un ligne directrice…
J’ai fait plein d’expérimentations et j’ai pas mal bossé dessus, c’est un peu la première fois où j’ai l’impression d’avoir trouvé ma propre patte, il y a un vrai délire dans cet opus.

Qu’est ce que ça veut dire le collectif 404 en 2019 ?

Au départ, 404, c’est même pas un collectif, c’est un groupe de potes. Maintenant on est un peu plus pro, il y a donc 2 beatmakers, c’est des potes, Chrysler et MDK. Ce sont eux qui ont bossé sur RVRE déjà, et ils ont fait une collab avec Ikaz Boi pour le son Espèce.

On bosse grave bien ensemble en général, et encore mieux sur le projet. On s’est super bien entendu et d’ailleurs, ils ont fait autour de 80% des prods (d’où d’ailleurs, la cohérence de l’univers du projet…), ils ont une touche bien à eux, un truc original, qui me plait.
404, c’est aussi mon acolyte Blaz Pit, qui est avec moi sur scène et avec qui j’ai fait le feat 404 freestyle, je serais surement dans son projet également.
Et autour, on a les potes, le gens proches qui soutiennent, les managers… 404 c’est une équipe, c’est devenu une vraie entreprise.

Dans ta musique, intégrité et authenticité sont des notions très importantes. Est-ce que maintenant que tu as un peu plus de succès, les gens du business essaient de te changer ou est-ce que tu ressens une pression dans ce sens ?

Non, c’est pas dur pour moi de garder mon intégrité. Je pense que les gens ont compris comment j’étais, même au sein du business.  Les gens qui veulent ce genre de changement, ils ne me contactent même pas, ils savent que c’est mort d’avance.
Je suis venu direct avec un truc radical : je fais mon truc dans mon coin et c’est comme ça, vous faites avec. « Je fais mes bails et vous n’avez pas à me changer », c’est ma façon de voir les choses et je pense que les gens ont bien compris.
Et comme je le dis dans le prochain projet, de toute manière, je suis loin de « l’industrie », je parle pas trop avec les gens du milieu, c’est pas mon truc. J’ai mon équipe et les quelques têtes avec qui j’ai sympathisé et c’est tout. Je ne vais pas aller gratter l’amitié avec des gens de je ne sais pas où, je suis dans mon truc.

Et du coup, tu étais au Planète Rap de Oboy, d’où vient la connexion ?

On se suit depuis quelques temps, lui et moi, mais c’est son manager Pepito, qui m’a mis en lien avec lui. Pepito c’est un mec de ma zone, qui habite à Gonesse (95). Un jour il m’a invité en studio, on s’est capté avec Oboy, on kiffe tous les deux ce que l’autre fait, il m’a invité au planète rap et bien sûr que j’allais être là.

 

Et Roméo Elvis dans tes commentaires Insta ?

Moi, je ne sais pas du tout. Comme je te dis, je pense les gens ils m’ont capté. Ils se sont dit Billy, il est venu dans la musique avec un truc authentique, et rien ne va le changer, qu’il pète ou pas. Nous, on veut rester à l’écouter comme ça, tel qu’il est. Que ce soit le public, comme les rappeurs ou les gens des maisons de disque. Et les gens me suivent pour ça, tout simplement. Roméo Elvis il m’a dit « jkiff c’que tu fais, tu restes toi, authentique j’aime bien » et tout. C’est toujours sympa d’avoir ce genre de retour. On s’est parlé sur insta, il est cool, on s’est vu à Lollapallooza et voilà.

Après Damso, voir Roméo Elvis te donner de la force dans les commentaire, ça donne l’impression que t’es validé fort par la Belgique…

C’est drôle parce que même avant le soutien de Damso, il y’a toujours des gens qui ont pensé que j’étais belge, je ne sais pas pourquoi, peut être que j’ai un truc un peu belge quelque part…
J’aime bien leur état d’esprit moi, en tout cas. Je trouve qu’ils sont libres dans ce qu’ils font et en vrai quand tu regardes bien, ils font tous ce qu’ils veulent : que tu passes de Damso à Roméo Elvis à Hamza, ils font chacun leurs bails qui n’ont rien à voir, mais ils envoient tous du lourd sans se cracher dessus.
Et puis bon, forcément après le feat avec Damso, j’ai une partie du public belge qui a dû prêter attention à ma musique…

Quand tu fais le titre Sombre Fan, qui est un peu différent du ton de ta musique jusqu’alors, tu es dans quel état d’esprit ?

Je me fiche complètement de la réception de ma musique, je pense que je dois être celui qui s’en fout le plus de se faire tailler par ses fans dans les commentaires ou critiquer sur les réseaux, je crois.

Moi je kiffe un truc, je l’envoie et c’est tout, je me pose pas la question de « qui va écouter ? », « qu’est-ce qu’ils vont en penser ? » et tout ça… Il y aura toujours des gens pour être déçus ou critiquer, même si je sors un truc hardcore dans ma zone de confort, donc bon… Vaut mieux tenter des trucs et se faire plaisir.

Moi, j’ai fait ce titre, j’étais en studio : j’écris direct dans la cabine, jamais chez moi ou ailleurs. Je prends l’instru, je vais en cabine derrière le micro avec mon tel et je fais le son.
Donc là, j’étais derrière le micro, j’écoutais l’instru, ça m’a donner envie de raconter une histoire et c’est parti dans cette vibe. Je ne me suis pas posé de question et j’ai kické. J’ai envoyé à mon entourage, ils ont tous dit que c’était lourd, alors on s’est absolument pas posé de question, en mode est ce que ça va décrédibiliser mon univers ou je ne sais pas quoi, on a juste balancé le truc. On kiffe, on sort, c’est tout.

En dehors de ton équipe, quels sont les beatmakers avec qui tu apprécies le plus de travailler ?

J’aime beaucoup Junior à la Prod, qui a pas mal travaillé sur les prods de Process, et Ikaz Boi, qui est vraiment cool et qui a sa touche bien personnelle aussi d’ailleurs.

J’imagine que le processus de création est différent entre disons Ikaz Boi et Chrysler de 404, par exemple ?

C’est hyper différent, Chrysler et MDK, c’est les potes, c’est la famille. Je connais leur enfants, c’est des frères, on bosse ensemble à tous les niveaux, je peux leur demander des prods sur mesure, il y’a un vrai processus créatif groupé.
D’ailleurs, sur le prochain projet, il y’a un son où je suis aussi co-crédité sur la prod puisque j’ai participé à la création de l’instru.
Avec Junior ou Ikaz, c’est pas le même travail, on m’envoie une prod, je kiffe, je pose, et c’est fait. C’est donc pas du tout le même délire.

J’ai vu pas mal de gens dire que tu tournais un peu en rond avec tes derniers sons et que ça restait un peu trop dans la même vibe. Qu’est-ce que tu répond à ce genre de critique ?

Pour moi, c’est n’importe quoi. Les deux derniers sons que j’ai sorti (au moment de l’interview), AP et Rolex n’ont rien à voir entre eux. Je ne vois pas où les gens vont penser que je reste dans ma zone de confort. Après, je m’en fiche, je suis confiant, je sais que pour le projet j’ai tenté plein de trucs, j’aime essayer d’autres voies, des délires différents… Et entre ce que les gens disent sur les réseaux et la vraie musique derrière… Moi, je ne suis pas du tout dans le calcul, je le redis, je fais ce que je veux.
Après Rolex ressemble un peu à ce que j’ai pu faire avec Hostile, mais c’est pour le kiff, il faut bien se faire plaisir, c’est de la musique.

Tu as vraiment développé un univers bien travaillé, même au niveau des visuels. Comment tu bosses là-dessus ?

C’est un truc du collectif, on fait tout en équipe : on réfléchit ensemble. En ce moment, on bosse pas mal avec Agaprod pour les clips (c’est eux qui ont fait Vécu). On brainstorme avec eux, on peaufine les idées pour les clips et tout ça, mais ce n’est pas forcé : ils captent vraiment bien mon délire et l’univers que l’on veut apporter, donc c’est génial. Ils me connaissent donc ils savent où ils vont et où aller avec moi, c’est pour ça que ça fonctionne si bien et qu’on arrive à avoir un vrai concept qui tient. Ils savent très bien que je n’aime pas les trucs simples et basiques, faut toujours un truc derrière.

Ça reste toujours très sombre, même quand on voit que tu cherches à évoquer quelque chose de différent. Est-ce que t’as pas peur d’être coincé dans cette case du rappeur sombre, genre « 404 Billy il est nwar » ?

Un peu, mais c’est comme ça que je suis venu dans le game. C’est ma personnalité qui doit transparaître en vrai, je suis peut-être quelqu’un de toujours sombre. En vrai quand je regarde les prochains sons… C’est plus coloré, mais les propos restent sombres. Je ne suis pas quelqu’un de très joyeux. Après comme j’ai dit, le jour où je ne suis plus autant « sombre », bah ça changera, tout simplement. Je me forcerai pas à rester dans le personnage. Les gens qui voudront du sombre, ils retourneront écouter Hostile.

Comment est-ce que c’est venu, ce gimmick d’appeler tes fans « La Nation » ?

Je ne sais même pas, c’est venu comme ça. En jour j’ai balancé ça, les gens ont kiffé, ils se sont renommés comme ça sur les réseaux, ils m’ont envoyé des DMs et tout, donc c’est resté. Ça fait un peu ricain, c’est dans l’idée que je suis avec les miens, que je suis bien entouré, donc c’est parfait.
Dans un prochain son je dis : « Y’a que la nation qui monte dans le vaisseau ».
En fait moi je rappe pour ceux qui me suivent, ceux qui aiment pas, je m’en fous complètement. Si un jour un mec qui me suit me dit jusqu’ici j’ai tout kiffé, mais là ton truc c’est bof, ça me fera quand même un peu réfléchir, même si je n’y fais pas trop attention, puisque tu ne peux jamais satisfaire tout le monde et je ne veux pas me perdre là dedans. Tu ne peux pas vouloir plaire à tout le monde, après tu vas plaire à personne !

Qu’est-ce que tu penses du rap du 95 ?

Apparemment, il y’a eu une grosse époque, je ne m’en souviens pas moi, j’étais petit. Puis, plus rien, en fait. Et maintenant, il y’a une nouvelle vague qui revient, là il y a Youv Dee, Haristone, Key Largo… Il y’a du neuf, j’espère qu’on va confirmer, comme ça on pourra ensuite passer le relais. C’est ça ce que je veux faire moi. Je ne comprends pas que le 95 ne soit pas plus sur la carte, pourquoi on est plus là… Les anciens nous disent avant on était là, c’était nous et tout, et là faut refaire tout depuis le début, c’est dommage. Mais c’est pas grave, on est reparti.
C’est juste dommage, après T.Killa qui dit que je suis un petit salaud dans vos colonnes (Interview ICI), je le prends plus comme un « petit con » presque affectueux. C’est un gars de ma ville, on se connait, il m’a vu grandir. Je suis un p’tit de chez lui, il fait ses bails et il essaie de faire monter des gens de son coté aussi donc, c’est cool. Mais, c’est sûr que le Secteur A n’est plus présent, c’est fini. Je ne connais pas les coulisses de ce qui a pu se passer, je ne suis au courant de rien, donc je ne vais pas en parler. Mais, moi plus tard, je pète dans le game à leur niveau, j’apprécierais moyennement que ce soit un gars de Belgique qui ramène un mec du 95 dans le game…

Si tu avais tous les moyens du monde, quelles seraient tes collaborations rêvées ?

Déjà, Kendrick Lamar, parce que c’est le meilleur rappeur, celui qui me fait le plus kiffer, et il reste simple malgré le succès. Et sinon, tout simplement la base, Jay-Z.
Sinon, je kiffe aussi Buddy, il a des bons trucs et aussi la scène anglaise, en général, c’est assez cool.
Hors rap je prends direct Jorja Smith que je vais voir ce soir d’ailleurs ( à Rock en Seine ndlr), Alicia Keys aussi évidemment. Et pour dire un gars : j’aime bien Ed Sheeran, son album de collaborations et le truc avec Travis Scott, c’est lourd, c’est kiffant.

Si tu devais composer une équipe de foot, avec seulement des rappeurs, qu’est-ce que ça donne ?

Alors, on va partir sur un 4-4-2.
Au goal, on va mettre quelqu’un qui protège pas mal, hum Fianso ? En arrière droit, un mec comme Vald, en arrière gauche, je vais me mettre moi.
En défense, je met Stavo en 5 avec Kaaris, comme ça, c’est sûr, il n’y a rien qui passe.
En 6, Orelsan et un mec qui distribue, genre Nekfeu.
En 10, bien évidemment Booba et pour le milieu, des gars qui percutent Ninho et Niska.
En attaque, je met Damso pour les têtes… Et Oxmo en coach, parce qu’on a besoin d’un gars qui réfléchit.

Fayçal / @ladegaine_
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