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Sans titre 1

Lecture aléatoire #5

Après le ménage de printemps, on ressort les albums et on ne s’en sépare plus. Certains ont bénéficié d’un petit dépoussiérage, d’autres ne s’enfuient jamais très loin du lecteur CD. Aujourd’hui on en sort cinq de leur contexte artistique pour peindre le cinquième volet, multicolore, de nos lectures aléatoires.

1. Le dragon – La Canaille (2011)

Le dragon est extrait du deuxième album de La Canaille, Par temps de rage sorti en 2011.  Le titre observe le parcours sombre d’une jeune fille qui trouve son refuge dans l’héroïne au sein d’une vie rythmée par l’usine. Marc Nammour retrace le parcours de Mélanie et son désarroi qui la pousse à chasser le dragon au quotidien (de l’anglais chasing the dragon). Au-delà du portrait de cette jeune fille, c’est bien sur les conditions de travail à la chaine et de précarité qui sont pointées du doigt.

 

2. Ton satelliteKimto Vasquez (2012)

Ton satellite est sorti en 2012 sur le premier album solo de Kimto Vasquez, L’océan, paru après six ans d’absence au micro. Contrairement aux adieux du grand-père à son petit-fils dans La lettre de Shurik’n, l’ancien membre de Less du Neuf adresse ici à son fils des mots pour le placer sur orbite autour de la vie. Un « cadeau spécial » issu d’un amour paternel, pour l’éternité satellite de son fils.

 

3. Tu crois qu’on sait rien foutre – Les 10′ ft. Lino (Ärsenik) (1999)

Ecrit en 1999 et prévu sur le premier volume de la compilation Original Bombattak, le titre sortira finalement sur l’Original Bombattak Vol. 2 (plus d’infos ici). Il y a certains morceaux qu’il est inutile de présenter autrement que par la paraphrase, Tu crois qu’on sait rien foutre est de ceux-ci.

Les jeunes ne connaissent plus Mozart, ni même Beethoven
Oublient les beaux arts, ils n’apprécient que quand les bédos viennent

Le béton n’a fait qu’associer les cas sociaux
J’veux juste connaître le paradis avant que j’me casse aux cieux

Plus souvent sur la dalle qu’au lycée, le cerveau alcoolisé
Dans notre rhum, non y’a pas l’Colisée

Je ne vais pas recopier le texte en intégralité, bien que l’envie me traverse. Quinze ans plus tard, l’écriture est toujours aussi lourde et les rimes n’ont pas pris une ride. Au passage, Mani Deïz vient d’en sortir un remix début 2015 (ici).

4. Sale défaiteVîrus (2011)

31 Décembre venait compléter la trilogie débutée par 15 août et conclue par 14 février, parue dans le double CD Le choix dans la date en 2011.

Même si l’été approche, Vîrus n’est bon « qu’à faire des tubes de l’hiver« . Au moment des fêtes de fin d’années et de leurs résolutions, le Rouennais s’éprend d’interrogations centrées sur les côtés délétères de l’existence. Toujours un peu sombre, l’écriture de Vîrus surfe sur le champ lexical de la fête et  regorge de subtilités.

Ils continuent de me prendre pour un maboul à facettes
Estafette, non, c’est pas une question, juste un camion garé près de la sale défaite

 

5. Derrière nos feuilles blanches – La Cinquième Kolonne (2003)

Piloophaz, Fisto et Arom sont La Cinquième KolonneIls nous viennent de Saint-Etienne. Le groupe, désormais séparé, sort en 2003 sur son propre label indépendant BoomBap l’album Derrière nos feuilles blanches. Sur le titre éponyme, le groupe se livre sur le chemin qui mène à l’écriture et sur les lieux où les mots puisent leur inspiration. Alors qu’au départ « le pire c’est de confier, ça on m’a jamais appris« , l’exercice est maîtrisé et abouti.

Mon costume est si mal taillé je suis plus que ce fauve en cage
Je rêve de virer au large, je fais mes griffes sur ces pages

About Félicien

Amateur de plumes, j'aime le rap lorsqu'il lie la puissance des mots à la chaleur de l'instrument.

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