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[Interview] Phases Cachées, le crew Boogie Woogie.

C’est dans un haut bâtiment du treizième arrondissement que Phases Cachées a reçu notre rédaction. Entre fumées et éclats de rire, c’est plus d’une heure et demi d’interview que nous vous proposons en deux fois. Et ça démarre comme ça.

On va commencer cette interview classiquement. Cheeko, comment tu en viens à aimer le rap ?
Cheeko : Au tout départ, c’était via des clips. Il y avait Jay-Z pour le rap américain et MC Solaar pour le rap français. D’ailleurs, mon grand frère m’avait emmené à un concert de Solaar, je devais avoir onze ans. Après, j’ai commencé à fréquenter un forum qui s’appelait Clash Rap, je ne sais pas s’il existe toujours. Les mecs ne rappaient pas, ils écrivaient des textes et ils demandaient des avis. Je commençais à écrire à cette période alors des gars du forum me conseillaient tiens, il faudrait que tu fasses plus comme ça etc. A partir de là, je me suis mis à pas mal écrire avant de poser puis j’ai pris un petit micro et j’ai commencé à rapper tout seul dans ma chambre.

Tu écoutais quoi à l’époque ?
Cheeko : J’écoutais plus de rap américain et c’est par le forum que j’ai découvert le rap français. Je prenais tout ce que les gars proposaient. J’écoutais un album et j’allais écouter les sons des mecs en featuring. Donc au fur et à mesure, ma culture s’agrandissait.

C’est à cette période que tu rencontres D’Clik et Volodia ?
Volodia : Non, j’ai un ami qui est le cousin de Cheeko. On s’est rencontré comme ça mais plus tard. A la base, je faisais un peu de guitare et Cheeko rappait sur le truc. Puis il m’a dit qu’il avait un groupe de rap avec son pote D’Clik.

Ça s’appelait déjà Phases Cachées ?
Volo : Moi, quand je suis arrivé ça s’appelait déjà Phases Cachées depuis peu.
Cheeko : (il le coupe) Ouais parce qu’avant ça s’appelait Sciences Poétique. C’était un sacré blaze ! Avec D’Clik on s’est rencontré dans le bus en allant au lycée, il a vu que je faisais du rap et il s’est mis à en faire du rap avec moi. Et Volo’ je l’ai rencontré en vacances par mon cousin.
Volo : J’ai emménagé sur Paris, on a commencé à se voir tous les jours. Ils me disaient ouais viens faire un feat avec nous et puis au final je suis rentré dans le truc.

I : C’était une envie d’avoir une touche reggae ou ça s’est fait au feeling ?
Volo : Plutôt au feeling. Moi à la base, je n’étais pas du tout dans cette sphère hip-hop. J’écoutais le Saian Supa Crew et je connaissais les gros trucs à la Hocus Pocus. Ça reste des artistes éclectiques. Les règles d’écriture, rapper en 16 mesures je ne connaissais pas même si j’écrivais déjà des chansons style reggae, ska, etc. Puis au final, ils m’ont un peu appris à écrire. Deux semaines après avoir intégré le groupe, on a fait une première scène à la fête de l’Huma. Depuis on ne se lâche plus, on sort une première mixtape et tout roule.

I : Est ce que l’on vous a déjà comparé à Sniper ?
Cheeko : Ah tout le temps ! Le truc c’est que c’est la même formation quoi, la même équation. Après honnêtement je pèse aussi lourd que les deux rappeurs de Sniper… Enfin physiquement quoi ! (rires).
Volo : Après c’est normal, les gens ils se référencent à ce qu’ils connaissent aussi, et puis c’est plutôt flatteur. C’est vrai qu’à part Sniper, c’est une formule qui n’a pas trop été utilisée.
D’Clik : (il le coupe) On ne peut pas vraiment dire que ce soit la même formule, après y’a des groupes qui ont plusieurs styles, mais la formule deux rappeurs et un mec qui vient du reggae, je ne connais que Sniper.

I : Vous avez été aussi mis en lumière par la mixtape du Vrai Rap Français regroupant les meilleurs sons de 2011, et c’est vrai que grâce à cette formule, l’accroche est instantanée.
Cheeko : C’est vrai que musicalement c’est une force d’avoir Volo’. Il sait jouer des instruments, il sait chanter, il sait harmoniser, il sait faire plein de trucs tu vois.
Volo : Avant moi j’étais vachement dans le délire groupe/musiciens, et au final on a aussi une bonne oreille musicale, ce qui nous permet d’être d’accord sur beaucoup de choses

I : Donc toi, tu as des projets à côté ?
Volo: Oui, ce sera des sons plus reggae. J’ai fait un premier projet en 2010 qui s’appelait Je Suis, un autre en 2011 avec Simpol, qui s’appelle D’Un Pôle à L’Autre, et là j’en ai sorti un 3ème qui s’appelle Mécanique. Aujourd’hui on a quand même un petit public reggae et d’ailleurs on est programmé en province par des organisateurs qui sont souvent un petit plus du côté reggae que du côté hip hop. Mais ils apprécient ce que l’on fait avec Phases Cachées. C’est cool de pouvoir jouer sur les deux tableaux. Ça reste tout de même intéressant de jouer devant un public qui n’est pas acquis, même si maintenant il y a toujours un petit groupe de personnes qui connaissent les lyrics.
Cheeko : Généralement c’est vrai qu’en Live ça se passe bien. Même si on s’est déjà mangés des taules mais dans d’autres esthétiques, genre les Open Mic où les mecs ils s’en battent les steaks. Mais c’est important de se prendre des taules aussi. Après je pense à notre dernière date, avec une line-up vachement reggae. On a fait un super concert, on a eu des super bons retours et je pense que c’est bien si toi venant d’un autre style, tu arrives à capter les autres. Au-delà du style c’est aussi une affaire de relation avec le public.

Le fait de réussir à toucher un public reggae, ça vous permet de viser un plus large public.
Volo: C’est qu’on se dit aussi. Il y a mêmes des darons qui peuvent venir nous voir à la fin du concert pour nous dire ouais j’aime pas le rap mais j’aime bien ce que vous faites et ça fait plaisir. Parce que si le public est réceptif quel que soit le style, c’est mortel.

I : En ce moment vous êtes en indé totale.
Volo: Ouais on fait tout nous-même, bien qu’il y ait toujours des potes qui gravitent autour. C’est un peu par conviction mais aussi par envie. Moi personnellement, je n’arriverais pas à me dire que je fais ma chanson et qu’après il y ait quelqu’un qui repasse derrière. Je préfère avoir l’avis objectif de quelqu’un qui va nous écouter, plutôt que quelqu’un qui va nous dire ouais tu me refais ça.
Cheeko : Après on est conscient qu’il n’y a pas non plus que des mauvais côtés. Mais nous tout jeunes et inconnus qu’on est, on bosse vraiment. On se dit qu’on a vraiment envie de vivre de ça. Maintenant, je vois que plus on avance, plus on rencontre des gens et plus on se dit que faire tout avec des bouts de bois, c’est cool. Même si c’est des galères de thune, je trouve ça frais. Là, on va arriver à plier un Ep et franchement tu donnes notre budget à une maison de disque, ils ne te font même pas une photo. On arrive quand même à garder une liberté et surtout d’être fier de ce qu’on fait.

Mais si demain on venait vous proposer un contrat ?
D’Clik : Ça dépend du contrat ! En vrai ça dépend des clauses, il faut que l’on puisse garder une certaine liberté.
Cheeko : Moi je reste persuadé que même si c’est difficile, tu peux vivre de ta musique sans baisser ton froc si tu travailles. Quand je vois les gars qui se plaignent de ne pas faire de dates, de ne pas pouvoir faire des choses etc. C’est du flan, c’est parce que les mecs n’ont pas de motivation. Je pense que quand t’as la motiv’, rien ne t’arrête. Il faut juste être sur le front tout le temps.

Donc là, vous préparez un EP.
Volo : C’est ça, même s’il n’est pas du tout terminé. On risque de le sortir dans les 6 premiers mois de 2013, on ne sait pas encore quand exactement. Ça comportera à peu près 10 titres. Là on va en studio et on essaye de faire le truc dans les règles de l’art. On s’est dit qu’on se laissait plus ou moins un an pour vraiment faire évoluer le projet et taffer le truc vraiment bien.

Vous invitez des gens dessus ?
Cheeko : On invite des gens mais on ne va pas dire qui, sinon ce n’est pas drôle. Après, on pensait à des gars mais en vrai quand tu fais les choses humainement, c’est quand même plus sympa. On ne va pas faire des milliards de featurings, c’est dix titres.

Vous le sortez en physique du coup ?
Cheeko : Ah oui par contre, on le sortira pas en gratuit sur le net. Non pas que le gratuit me pose un problème mais on fait l’EP de manière professionnelle. On le fait avec l’argent qu’on gagne en faisant des concerts et en vendant des t-shirts.

Et puis, quand les gens quand voient « gratuit » ils n’ont pas le même intérêt pour le produit.
Cheeko : J’avoue qu’il y aussi un petit côté égoïste. J’ai envie de mettre mon cd dans l’étagère. Même qu’il y ait une petite édition vinyle ce serait classe.
Volo : Et puis on n’a jamais eu du 100% Phases Cachées. La mix-tape qu’on a faite, Phases B, ne comportait comme son nom l’indique que des faces B. On voulait sortir un truc pour faire de la scène et voir ce qui allait se débloquer avec tout ça. C’était dans l’optique de faire un EP après, on y est maintenant. On est sur des grosses instrumentales d’un mec avec qui on devait déjà bosser y a deux ans. Il a des grosses instrus cainris. Le mec vient du Luxembourg, il fait des instrus de malade, qui sont vraiment adaptées à ce qu’on fait, singulières et musicales. C’est des instrus qui correspondent à Phases Cachées.
Cheeko : Maintenant qu’on a des instrus à nous, on a l’occasion de faire un vrai premier projet. On peut marquer notre identité. On a envie de le sortir en physique même si ça doit prendre un petit peu de temps. C’est la bonne démarche. Et puis on se casse le cul, on aurait pu aller enregistrer à Paris, on est parti dans le sud à Fréjus pour enregistrer, avec des musiciens et des beatmakers. On le fait vraiment de manière professionnelle.
Volo : on est vraiment dans l’optique de développement du groupe. J’ai arrêté le taff un peu aussi pour ça, pour pouvoir faire des concerts et bosser sur l’EP à fond. C’est maintenant qu’il faut se laisser la chance, ce n’est pas quand on aura 30 piges. Je préfère être en galère maintenant et tenter le coup plutôt qu’avoir des regrets à 30 ans.

Vous savez combien vous allez en presser ?
Volo
: On ne sait pas. Pour l’instant, on est vraiment sur la création du truc.
Cheeko : Après forcément si y a une sortie physique nationale, il ne s’agit pas juste de le presser. Concrètement, si tu fais une date à Grenoble et que les gens ils kiffent, le lendemain ils peuvent retrouver ton skeud. Quand t’es indépendant tu peux aussi avoir un label qui te défend, avoir une promo et des gens qui font le taff humainement et honnêtement, et c’est ça qu’on cherche. Ce n’est pas non plus d’être là à passer le disque de la main à la main tous les jours même si c’est super respectable et qu’il y a des gars comme 2spee Gonzalez qui le font.
Volo : Sinon on est plus un groupe qu’a envie de développer la scène. Donc utiliser le moyen de l’EP, c’est vraiment aussi pour faire de la scène et sortir de Paris.

Vous avez développé tout ce qui va avec au niveau merchandising ?
Volo
: C’est pour ça aussi qu’on a sorti des produits gratuits. On a toujours eu des plans qui sont tombés un peu à droite à gauche et là on est plus en mode recherche de la scène, ce qu’on n’a jamais vraiment fait. On a quand même des plans qui tombent en province parce qu’on a un peu saigné Paris. Paris c’est petit, le public est un peu différent, ce n’est pas la même chose.
Cheeko : On a beaucoup joué à Paris. L’idée c’est aussi d’aller voir ce qui se passe en province et partager la scène avec des locaux.

L’idéal ce serait de suivre le modèle de 1995 pour vous ?
Volo : On kifferait faire les scènes qu’ils font. Mais après, ça leur est un peu tombés dessus comme ça, ils ont eu le buzz puis les grosses dates.
Cheeko : Et ce qui est bien c’est qu’ils ont réussi contrairement à plein de gars qui ont buzzé, à transformer le buzz en physique. Ils ont un super tourneur, ils font plein de dates, plein de tournées. Pour un groupe qui il y a un an ne jouait nulle part, là tu les vois ils font les grandes scènes de tous les festivals. C’est grisant et je ne leur souhaite que le meilleur mais il faut bien garder les pieds sur terre.
Volo : Après, je ne pense pas qu’on soit un groupe à buzz. On se solidifie au niveau scénique et c’est important de passer par la case concert. Naturellement, on passe par le bon escalier.

Vous avez une approche très reggae finalement. Un groupe comme Danakil tourne sans cesse.
Cheeko : Effectivement, il y a un côté un peu festival. Des groupes comme Dub Inc’ et Danakil sont partout ! Ça fait dix ans qu’ils tournent et maintenant, ils tapent des Zénith.

Ça doit être grisant cette fierté d’avoir tout réussi tout seul.
Volo : Clairement, c’est une fierté. Maintenant, ils peuvent créer leur label. Ça marche beaucoup dans le reggae. Moi qui suis dedans depuis longtemps, j’ai toujours connu ces groupes là en indépendant.
D’Clik : Pour en revenir au sujet de base, c’est clair qu’on kifferait avoir les dates de 1995. Après, c’est quelque chose qui prend du temps et c’est tant mieux.
Cheeko : Ce qui est bien, c’est qu’on commence à devenir un vrai groupe de scène. Quand il y a un de nous trois qui se plante, les deux autres reprennent à sa place. On commence à avoir le truc, on est solides entre nous.

Puisqu’on parle de la nouvelle scène du rap français, on a l’impression que les gens ne vous catégorisent pas trop dedans.
Cheeko : Clairement, il y a un côté freestyle que l’on n’a pas. On a toujours été refrains et morceaux carrés. Même sur Face B, presque tous les morceaux ont des refrains.
Volo : Même quand tu regardes, tous les groupes qui débarquent ont des gros posses. Nous, on est tous les trois. Après, on a des connexions à droite et à gauche mais on est avant tout dans une logique de groupe.
D’Clik : Et comme Volo chante, ça nous ouvre aussi beaucoup plus de portes. On n’a pas besoin d’aller chercher quelqu’un d’autre.

C’est sûrement pour ça que le public ne vous cantonne pas au rap.
D’Clik : C’est vrai qu’on n’a pas forcément un public rap. On nous dit souvent en concert que les gens n’écoutent pas de rap mais que nous, ils aiment bien. Ça nous va, tant qu’on nous aime bien dans le rap.

Vous n’êtes pas les plus productifs du milieu, comment ça s’explique ?
Volo : C’est vrai que parfois on arrive dans des sessions studios avec d’autres mcs et les mecs sont là à écrire leurs couplets juste avant. On n’a pas cette habitude-là. On réfléchit vraiment nos morceaux. On est toujours dans une certaine remise en question.
D’Clik : C’est pour ça qu’on paraît moins productifs.

C’est un peu une méthode de travail d’un autre siècle à l’heure de l’instantanéité.
Cheeko : On a surtout un vrai respect pour le disque, l’objet et la musique. Si tu sors un cd, il faut que tu sois fier de le mettre dans ta discothèque, entre deux putains d’albums.
D’Clik : En vrai, l’EP on aurait pu le faire en trois mois. Mais six mois après, on l’aurait réécouté en trouvant que c’est de la merde.
Volo : L’important, c’est de remettre nos morceaux en question et de les tester sur scène.

J’émets un avis personnel mais avec votre sonorité, je suis persuadé que vous allez être contactés par un label.
Volo : C’est vrai que l’Ep est aussi là pour nous aider à trouver des gens qui pourront nous supporter afin de faire des scènes plus carrées et d’essayer d’en vivre. Ça ne viendra pas tout de suite mais on aimerait bien pouvoir faire deux concerts par semaine. Ça nous ferait une petite sécurité.
Cheeko : Ça nous permettrait de penser notre musique sereinement. Là, on est à une étape clé. On fait tout nous-mêmes : on paie l’enregistrement, on fait les mix et les masters nous-même. On fait tout de A à Z. Mais je sens bien qu’on est à un moment charnière : si personne ne nous prend sous son aile et pose ses couilles sur la table, j’ai peur qu’on reste au même niveau. Clairement, je ne ferais jamais tomber les mêmes dates qu’un mec qui connait tous les programmateurs.
Volo : Déjà, on ne pourra pas faire plus à trois. On s’est introduits dans des milieux professionnels avec le groupe. Mais clairement, il va nous falloir un coup de pouce.

Donc l’EP va être une très belle carte de visite.
Volo : Ce projet, c’est notre musique avant tout mais on ne pourra pas faire plus. Ça va dans la logique des choses d’avoir sorti la mixtape avant.
Cheeko : Et puis cette mixtape nous a permis de tenir. On a fait cinq clips.
Volo : Le truc, c’est qu’avant la mixtape, il n’y avait rien. On avait monté un groupe avec des musiciens pour le tremplin Emerganza. A notre grande surprise, on a été jusqu’à la finale internationale en Allemagne. C’était vraiment une grande expérience qui nous a boostés. On a pris une rigueur de travail qu’on n’avait pas du tout. Avant on se calait en studio et c’était dix minutes de répétition pour 1h50 de spliffs. Et comme il était impossible de trouver des dates à onze, on est revenus à la formule à trois.
Cheeko : Et au-delà de la difficulté de trouver des scènes, on avait l’impression de trop se faire emmener vers le côté zikos. Je pense qu’une bonne combinaison musiciens + rappeurs doit être menée par le rappeur. Nous, on avait la réfléxion de groupe, qu’on a aujourd’hui à trois, à douze.
Volo : Résultat, on a travaillé beaucoup la musique mais on a écrit deux textes en un an. Par contre, ça nous a donné la gnaque ! On a fait des scènes vraiment dingues.
Cheeko : Franchement, j’ai trop envie d’aller rejouer sur la scène de l’Alhambra. C’est une salle de huit cent personnes mais elle est vraiment belle !

Et cet EP, vous le prévoyez pour quand ?
Cheeko : On pourrait te donner une date mais ça bougera sûrement. On va dire le printemps.

About Stéphane Fortems

Dictateur en chef de toute cette folie. Amateur de bon et de mauvais rap. Élu meilleur rédacteur en chef de l'année 2014 selon un panel représentatif de deux personnes.

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