[Live Report] B.B Jacques, K.S.A & scie enflamment la scène parisienne du Popup

Organisé par le jeune collectif d’événementiel, 37° (@trenteseptdegres), la première édition «FRAP», se déroulait ce samedi 12 mars dans le 12e arrondissement parisien. Dj sets, concerts et vente de sappes, signée Tony La Fripe, étaient au programme. Nous étions présents et on a kiffé. 

Le rap français et toutes ses formes se portent à merveille. Avec la reprise des concerts, c’est aussi le retour remarqué des événements festifs parisiens. Se réunir pour mieux partager son amour pour le Rap, c’est quand même très plaisant. L’objectif de la soirée était clair : mettre en avant la scène émergente du rap français.


Ce nouveau mode de soirée, nommé «FRAP» est un concept relativement innovant et dans l’air du temps. C’est l’association de deux univers assez proches que sont la mode et la musique. Ce shop avec des vêtements de friperie était ouvert quelques heures avant le début du show. C’est la boutique/marque Tony la Fripe, qui s’est occupée de cet aspect. Par le passé, elle a notamment habillé des artistes de références tels que Alpha Wann, Caballero et Jeanjass, ou encore SCH. Alors que les frontières entre les formes d’art se réduisent, l’évent FRAP incarne et représente l’envie des nouvelles générations de partager et de s’influencer. 

Dès 20 heures, les portes du Popup! se sont ouvertes au public. La salle parisienne d’une capacité de 200 personnes, est connue pour être un véritable tremplin aux artistes émergents. L’évent était sold-out depuis quelques jours déjà. Il faut dire que la line-up était plutôt alléchante pour les puristes. Quatre rappeurs de talent étaient conviés, sur lesquels le succès s’annonce comme une évidence : K.S.A, B.B Jacques, Rozzy, Exoslayer, et trois DJs talentueux que sont Armel Bizzman, Divango et Izen.

Exoslayer et Rozzy en action sur la scène du Popup! / Crédit photo : Curtis Macé

Une ambiance intimiste 

20h48, c’est Exoslayer qui se lance en premier sur scène.
Dans un climat chaleureux et joyeux, il a laissé entrevoir toute sa technique et son goût pour la performance en live. Pour rappel, Exoslayer fait partie de cette nouvelle vague d’artistes comme 8ruki, Jwles, Serane ou thaHomey, a proposer un contenu lié au courant DMV*.
Son flow percutant et atypique a très rapidement conquis la jeunesse présente. Sur le dernier morceau Por Favor, il s’est directement inséré dans la foule, renforçant la proximité. Chaque performance a été entrecoupée par des DJ sets, permettant de garder le public en haleine. A peine le temps de commander une bière et de sortir s’aérer l’esprit que Rozzy reprend le flambeau. Comme une rockstar, il enflamme la salle de concert, la température augmente. Le fondateur du label Angel Records ITL était en forme. Une connexion évidente naissait avec le public parisien. Rozzy a aussi balancé plusieurs exclusivités pour notre plus grand plaisir. L’énergie est communicative, on passe un super moment.

22h30, c’est au tour de K.S.A de poursuivre le show. Le membre des groupes Eddie Hyde & Brownie Dubz gang, arrive en terrain conquis. Accompagné de Ratu$ et 3010, le rappeur partage son flow percutant et excentrique, sans limites. Evidemment, il a joué le morceau super swishstyle, présent sur la mixtape Don Dada en collaboration avec Alpha Wann. 

23h23, il était attendu par tous. B.B Jacques, solide espoir du rap français, est venu muni de son célèbre béret. L’auteur de La nuit sera calme a une nouvelle fois, imposé sa vision poétique de la musique. Véritable showman, il a prononcé approximativement 32 fois le terme «Paname» sur scène, comme si c’était son moyen de prouver sa joie de défendre son dernier projet à Paris. Acclamé, B.B Jacques a décidé d’offrir deux exclusivités, puis de finir sa représentation avec le morceau Caviar. Après plus de trois heures de show, le public avait un sourire débordant de satisfaction. Les DJs, Armel Bizzman et Divango, ont clos l’évent avec une dernière heure de show.

On ne vous le cache pas, ça fait du bien de retrouver les concerts. Il faudra rester attentif aux prochains événements menés par le collectif 37° sur la capitale. Ambitieux et créatif, ce premier show fut une réussite. 

affiche de l'évènement

DMV* : Le DMV est une technique de flow, qui consiste à rapper de manière spécifique : le débit est souvent élevé avec un ton est généralement monotone sur l’ensemble de la phase à l’exception du dernier mot que le rappeur peut décider d’accentuer. Certains rappeurs accentuent ce procédé en utilisant « l’overlap », c’est à dire en superposant la fin d’une phase avec le début de la suivante.

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